Samedi 5 janvier 2008
Fascinante drogue que les rêves. Dès lors que l'on y trouve un intérêt quelconque, on se surprend à leur donner du crédit. L'étincelle mère du feu paranoïaque qui suivra, dès lors que
le subconscient se heurtera aux premiers soupçons de morale du rêveur.
Je vois un homme, qui enfonce sa tête dans une baignoire pleine. Autour de lui nagent maintenant ses peurs, ses pulsions, et c'est dans sa propre chair que se répercute le cri qu'il pousse.
J'observe la façon dont les rêves se posent en transgresseurs, tels de petites chambres d'hôtel avec vue sur mon autre moi. Les choses ici ne vivent pas par le jugement. Elles sont, et c'est tout. Ensuite, on sort en courant par la porte, terrorisé par l'idée que "ça" influe irrémédiablement sur notre vie, ou bien on se jette par la fenêtre. Et on étreint une Folie libératrice, un absolu personnel et apathique, pour qui toutes les lumières qui bordent le chemin s'embrasent.
Je vois un homme qui n'a sur Terre plus que les pieds. Il ne supporte de vivre que dans une dualité, même si son coeur penche du côté le plus chaotique de la balance.
Je passe de la simple pensée contrôlée à une fusée sans pilote. Une question m'amuse : peut-on s'enfoncer suffisamment au point de craindre pour ses rêves, et non plus pour la réalité ? Mon intuition me dit que oui, même si tous ces micro-univers brumeux sont liés corps et âme au sol froid sur lequel je me suis endormi. Réaliser le danger auquel on s'expose en s'assoupissant offre un goût nouveau à la vie. La même qui, par son caractère épuisant, nous rend le sommeil si doux.
Bonne nuit.
Je vois un homme, qui enfonce sa tête dans une baignoire pleine. Autour de lui nagent maintenant ses peurs, ses pulsions, et c'est dans sa propre chair que se répercute le cri qu'il pousse.
J'observe la façon dont les rêves se posent en transgresseurs, tels de petites chambres d'hôtel avec vue sur mon autre moi. Les choses ici ne vivent pas par le jugement. Elles sont, et c'est tout. Ensuite, on sort en courant par la porte, terrorisé par l'idée que "ça" influe irrémédiablement sur notre vie, ou bien on se jette par la fenêtre. Et on étreint une Folie libératrice, un absolu personnel et apathique, pour qui toutes les lumières qui bordent le chemin s'embrasent.
Je vois un homme qui n'a sur Terre plus que les pieds. Il ne supporte de vivre que dans une dualité, même si son coeur penche du côté le plus chaotique de la balance.
Je passe de la simple pensée contrôlée à une fusée sans pilote. Une question m'amuse : peut-on s'enfoncer suffisamment au point de craindre pour ses rêves, et non plus pour la réalité ? Mon intuition me dit que oui, même si tous ces micro-univers brumeux sont liés corps et âme au sol froid sur lequel je me suis endormi. Réaliser le danger auquel on s'expose en s'assoupissant offre un goût nouveau à la vie. La même qui, par son caractère épuisant, nous rend le sommeil si doux.
Bonne nuit.